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On ne badine plus avec le sexe !

Seize ans après la sortie d’une première enquête sur la sexualité, la politologue et sociologue Janine Mossuz-Lavau décortique dans un nouvel ouvrage ce qui se passe dans le lit des français.

Janine Mossuz-Lavau a tendu pendant un an son enregistreur à 65 hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, de tous les milieux sociaux et de toutes les orientations sexuelles, pour recueillir des confidences sur leur vie amoureuse et sexuelle. Un livre qui surgit quelques mois après la libération de la parole sur les violences sexuelles, la loi sur l’âge minimal du consentement sexuel et en plein débat sur l’éducation sexuelle à l’école, autant d’évènements qui posent la question de la repolitisation de la sexualité.

Cette émission a été réalisée en partenariat avec Le Point.

Cette libération actuelle n’est pas une révolution sexuelle. C’est un processus qui a commencé dans les années 60, permis par différentes lois. La grande révolution du XXe siècle c’est la dissociation entre sexualité et procréation.

J’ai été invitée à signer la tribune sur « la liberté d’importuner » mais j’ai refusé. Je ne donne à personne le droit de m’importuner. Par exemple, je ne crois pas à la misère sexuelle des frotteurs dans le métro. Ce sont souvent des pervers organisés.

Victoire Tuaillon :

Je ne sais pas si les pratiques ont changé, mais je pense qu’il y a une réflexion générale sur la jouissance, une prise de conscience que les abus sont un problème systémique de domination masculine.

Le mouvement #metoo a poussé les hommes à une forme d’introspection : est-ce que moi aussi j’ai abusé du consentement ? Est-ce que j’ai violé ?

 

Agnès Verfaillie.

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